Crédit : healthdigest

Diminuer l’apport en viande et charcuterie n’aurait aucun impact sur la santé. C’est la surprenante conclusion de chercheurs de plusieurs pays.

Finalement, vous pouvez manger de la viande vous n’aurez pas plus de maladies cardiovasculaires. Ce sont les conclusions – totalement contradictoires avec la littérature scientifique depuis des années – tirées par des chercheurs canadiens, espagnols et polonais.

Quelque 65 g de viande rouge non transformée par jour dans le cadre d’un régime méditerranéen peuvent réduire le risque de sclérose en plaques, affirme une nouvelle étude des universités nationale australienne et Curtin, selon MedicalXpress.

«Nos recherches ont montré que consommer une portion quotidienne, 65 g, de viande rouge non transformée dans le cadre d’un régime méditerranéen sain pouvait être bénéfique pour les personnes à risque élevé de développer la SEP», a déclaré l’auteure principale de l’étude, Lucinda Black.

Par ailleurs, rappelle-t-elle, le régime méditerranéen réduirait le risque de maladies cardiovasculaires, du diabète, du cancer et de la maladie d’Alzheimer, ainsi que celui de développer la sclérose en plaques.

«On ignore pourquoi la consommation de viande rouge combinée à un régime alimentaire sain peut réduire le risque de SEP, mais cette viande contient d’importants macro et micronutriments, notamment des protéines, du fer, du zinc, du sélénium, du potassium, de la vitamine D et une série de vitamines B, dont beaucoup sont importants pour le bon fonctionnement du système nerveux», a souligné Lucinda Black.

Ni trop ni trop peu de viande

D’où l’intérêt de la viande qui en est une bonne source. Il est parfaitement possible de la remplacer en consommant davantage d’autres produits animaux : poisson, lait, fromages, yaourt, œufs… Si l’on supprime aussi le poisson, aux protéines semblables à celles de la viande, cela complique encore un peu le problème, mais cela reste possible en compensant avec les produits laitiers et les légumineuses, particulièrement les dérivés du soja. Mais si l’on veut remplacer tous les produits animaux uniquement par des produits végétaux, céréales, légumineuses, fruits et légumes, cela devient très compliqué d’arriver à l’équilibre pour les adultes, impossible pour les enfants, car leurs besoins, notamment en lysine, sont particulièrement importants en raison de la croissance.

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Certains pourraient objecter qu’ils vivent ainsi depuis de nombreuses années et s’en portent très bien. Il est vrai que l’organisme humain a des capacités exceptionnelles de résilience, et que des symptômes de carence peuvent n’apparaître qu’après de nombreuses années. Mais les conséquences néfastes pour la santé peuvent alors être irréversibles. Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? Cela étant, notre consommation de viande est souvent très supérieure à celle qui serait souhaitable. Des raisons principalement environnementales, surtout à long terme, devraient nous inciter à réduire fortement, mais sans la supprimer entièrement, notre consommation de produits carnés. Ni trop ni trop peu, telle pourrait être notre devise en la matière !